Fort de la récente hausse du chef d’Etat et du premier ministre dans les sondages, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, galvanisé, préfère, d’emblée, s’en prendre à la majorité en place à la présidence de Région (PS), poste dont il partage la convoitise avec l’autre UMP Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Le « candidat à la candidature », ainsi nommé par son hôte Stéphane Beaudet, maire de Courcouronnes et délégué UMP de la 1re circonscription de l’Essonne, ce samedi 8 novembre devant les militants, a un discours rodé, facilité par un auditoire en partie rallié à sa cause.
Si Stéphane Beaudet a invité le secrétaire d’Etat à une visite de terrain, c’est officiellement pour entamer la discussion sur les transports, sujet que l’édile, vice-président de l’agglo en charge des transports et président du Smitec et de la Tice, connaît bien. A ce stade de la campagne, pourtant, l’aspirant président de Région préfère ne pas affirmer ses arguments mais lancer des pistes de réflexion. « Il faudrait unifier le système des transports, aujourd’hui régi par deux entités, la RATP et la SNCF. Il est impensable de voir augmenter le prix de la carte Orange. Les Franciliens ont besoin de vivre leur région, de s’y déplacer, d’y travailler... Mais que leur propose-t-on aujourd’hui ? » Justement, Stéphane Beaudet exhorte son « ami » à énoncer des mesures concrètes. Trop tôt sans doute pour avancer des réponses.
Stéphane Beaudet, délègue UMP de la 1 re circonscription apporte quelques éléments au dossier : « Aujourd’hui, il faut 12 à 15 minutes de plus qu’il y a 20 ans pour rallier la ville nouvelle à la gare de Lyon, l’un des objectifs de la campagne pour la Région pourrait être de réduire le temps de trajet entre le domicile et le travail des usagers ». Roger Karoutchi acquiesce. A l’heure d’une éventuelle disparition des Départements au profit d’une super-R égion, Serge Dassault, sénateur-maire de Corbeil-Essonnes, invite « Roger » à s’exprimer sur l’avenir menacé des collectivités locales. « C’est sûr, il y a un réel problème de lisibilité » concède le candidat, avant d’ajouter : « Il y a tant de choses à clarifier ».
M.Houriez
le 13/11/2008 |